Samedi 4 avril 2026
Le refuge non gardé était finalement gardé, mais Serge avait quand même très envie de nous faire à manger. Nous avons donc emmené tous les vivres pour survivre en autonomie pendant 3 jours (sauf la bière, qu’on prendra fraiche au refuge 😊 ).
Nous voici donc chargés comme des mules en partance pour le refuge de Plan Lombardie – Cheval Noir. Après un petit aller-retour bonus après le hameau de la Sauce, parce que sinon c’est pas drôle, nous avons pu nous délester des affaires de nuit et de la nourriture vers midi. Ça fait du bien, car les sacs étaient vraiment lourds. Après une petite pause casse-croûte, nous voilà repartis en direction du fond du vallon. On finira par faire le tour d’un « bitard » appelé Plan Contaz, ce qui nous a permis de faire une première super descente dans la poudreuse.
De retour au refuge, après la traditionnelle bière (ou autre) et un petit débarbouillage, il est temps de préparer le repas. Serge nous a préparé un super poulet basquaise que l’on n’a plus qu’à réchauffer, de la polenta au fromage (ou l’inverse) qu’il faut tourner pendant 7 minutes sans s’arrêter, et des tartes pour lesquelles tout le monde épluche et coupe les pommes.
Dimanche 5 avril 2026
Le deuxième jour, direction le Bellachat, aussi appelé la Pointe du Mont du Fût. Il faut d’abord descendre au fond du vallon pour longer la rivière (sans tomber dedans, n’est-ce pas Marie-Christine ?), Ensuite la montée est rude, mais on arrive finalement tous au pied de la croix du sommet (2822m). De là-haut la vue à 360° est incroyable. Personne pour nous prendre en photo, mais Jean-Philippe cale son appareil photo et cours après le retardateur. Cheese !
Pour redescendre, on prend l’option de ne pas prendre le même chemin. Nous voilà donc partis sur une superbe face un peu pentue mais avec une super neige. (Bien) plus loin, on finit par se poser sur un coin d’herbe pour pique-niquer avant de repartir. C’est qu’il faut retrouver la bonne vallée maintenant. Nous devons descendre encore un peu le long de la rivière, puis remonter légèrement (avec ou sans les peaux), avant de redescendre au hameau de la Sauce et de finir de monter jusqu’au refuge. La bière sera bien méritée !
Au menu ce soir, le chef Serge nous propose une soupe de lentilles et pois-cassés au curry, avec des pâtes (« vous êtes vraiment sûrs qu’on en fait pas plus ? ») et des restes de la polenta-poulet basquaise d’hier. Un dessert au chocolat, coco et graines de chia viendra compléter le tout.
Lundi 6 avril 2026
Le troisième et dernier jour, direction le Cheval Noir. La montée est plus dure pour certains, et la dernière pente s’annonce difficile à la descente, il est donc plus prudent de s’arrêter là. Pour les autres, une dernière montée pentue nous permet d’atteindre le sommet, où, encore une fois, la vue est incroyable. Et nous sommes contents (et parfois fier, pour ma part) de voir la superbe sculpture de cheval qui trône au sommet des 2832m (à peine plus que la veille finalement).
La redescente s’effectuera à nouveau par un chemin différent de celui de la montée. Mais le passage par la Combe Pierreuse n’était peut-être pas une bonne idée car le soleil d’avril a commencé à bien chauffer la neige, qui se dérobe parfois sous nos pieds. On se dépêche donc de quitter cette combe un peu dangereuse et on se pose plus bas, en sécurité, pour manger, reprendre des forces, et regarder la carte à tête reposée. Car là encore il va falloir remonter un bon 300m pour changer de vallon et retomber cette fois directement au-dessus du refuge, en passant par la seule langue de neige qu’il reste sur ce versant sud.
On retrouve les autres qui étaient redescendus sagement par l’itinéraire de montée, on mange un morceau de chocolat (c’est Pâques), on refait le plein d’eau au tuyau, on charge les affaires qu’on avait laissées, et on redescend vers le camion en jalousant le petit couple qui va passer la nuit seul maintenant que le gardien est reparti et que le refuge est repassé en mode non gardé.
Enfin, on “descend”, faut le dire vite, car on doit quand même remonter un peu sur le chemin avant de rejoindre le parking. Il est 17h30, tout le monde est bien fatigué. La bière post stage fera du bien aussi.
Anthony
crédit photo un peu tout le monde























Super Anthony! Comme si on y était…!
Yves
Magnifique! Ça fait envie
Encore et encore….
Beau compte rendu
Fabienne